Le soir du 26 octobre 2026, au London Palladium, le Paris Saint-Germain a été consacré Club masculin de l’année lors de la cérémonie du Ballon d’Or organisée par France Football. Le club francilien a ainsi remporté cette distinction pour la deuxième année consécutive, et la manière dont il a défendu son titre n’a guère laissé place au débat. Ousmane Dembélé, sacré Ballon d’Or l’année précédente, est monté sur scène pour recevoir le trophée au nom du club, un joli clin d’œil reliant l’homme fort du PSG à la récompense collective.

Ce prix n’est pas une prédiction mais un bilan, le jugement d’un jury sur une saison déjà achevée. En ce sens, l’exercice 2025-2026 avait déjà plaidé la cause du PSG. Un club longtemps défini par ses désillusions sur la scène continentale s’est présenté à la cérémonie en champion d’Europe en titre pour la deuxième fois de suite et, pour la première fois de son histoire, en détenteur d’un titre mondial.

La saison qui a valu ce sacre

Tout est parti du terrain national. En Ligue 1, le PSG a terminé une nouvelle fois en tête, conservant son titre de champion de France avec un bilan de 24 victoires, 4 nuls et 6 défaites. Les Parisiens ont inscrit 74 buts et n’en ont encaissé que 29, une différence de buts qui traduit à la fois la densité offensive de l’effectif et une défense rarement prise en défaut sur la durée d’un long championnat. Le titre en Ligue 1 est presque devenu une évidence à Paris, mais le conserver tout en menant de front quatre autres compétitions relève d’un tout autre exploit.

La pièce maîtresse, forcément, fut la Ligue des champions. Le PSG a remporté la plus prestigieuse des compétitions européennes pour la deuxième saison consécutive, en battant Arsenal en finale le 30 mai 2026. La rencontre s’est jouée aux tirs au but, conclusion tendue à la hauteur d’un parcours européen qui a confirmé le club comme la référence de son époque. Gagner le trophée une fois peut relever de l’exploit ponctuel ; le gagner deux fois de suite fait d’un club une dynastie en construction.

2Titres consécutifs en Ligue des champions

Autour de ces deux piliers, le PSG a bâti un palmarès qui s’est étalé sur toute la saison. L’exercice s’est ouvert par la Supercoupe de l’UEFA, le 13 août 2025, un match conclu sur le score de 2-2 et réglé aux tirs au but. Il a bouclé son chapitre européen et intercontinental avec la Coupe intercontinentale de la FIFA, le 17 décembre 2025, où le PSG a battu les Brésiliens de Flamengo aux tirs au but pour devenir champion du monde pour la première fois. Entre-temps, le 8 janvier 2026, le club a ajouté à sa vitrine le Trophée des champions, la traditionnelle entrée en matière de la saison française, de nouveau conclu sur un 2-2 avant un succès aux tirs au but.

Un palmarès forgé dans les petites marges

Cette liste révèle une tendance intéressante. Trois des succès du PSG en coupe, la Supercoupe, le Trophée des champions et la finale de Ligue des champions elle-même, se sont joués aux tirs au but, tout comme la finale de la Coupe intercontinentale. Une lecture peu généreuse y verrait de la chance. Une analyse plus posée y reconnaît le sang-froid nécessaire pour enchaîner les victoires dans des matchs couperets sous une pression maximale, ainsi que la profondeur d’effectif indispensable pour tenir debout au terme d’une saison aussi exigeante.

Compétition Date Résultat
Supercoupe de l’UEFA 13 août 2025 2-2, victoire aux tirs au but
Coupe intercontinentale de la FIFA 17 décembre 2025 Victoire aux tirs au but face à Flamengo
Trophée des Champions 8 janvier 2026 2-2, victoire aux tirs au but
Ligue des champions UEFA 30 mai 2026 Victoire aux tirs au but face à Arsenal
Ligue 1 Sur la saison 1er (24-4-6, 74 BP, 29 BC)

La seule fausse note, et elle reste mineure au regard de l’ensemble, est venue de la Coupe de France, où le PSG a été éliminé dès les seizièmes de finale. Pour un club disposant de tels moyens, une sortie précoce en coupe nationale aurait autrefois fait la une des bilans de fin de saison. En 2025-2026, elle n’a été qu’un détail, rappel que même une saison aussi aboutie laisse toujours filer quelques fils.

La liste des nommés et le contexte

Le PSG ne l’a pas emporté dans le vide. La liste des nommés pour le Club de l’année comprenait aussi Arsenal, son adversaire en finale de Ligue des champions, ainsi que le Bayern Munich, Flamengo et le club norvégien de Bodø/Glimt. La présence de Bodø/Glimt raconte à elle seule l’élargissement de la géographie du succès européen, tandis que la nomination de Flamengo reflétait une solide campagne continentale en Amérique du Sud. Mais aucun des prétendants ne pouvait rivaliser avec un bilan associant un championnat national conservé, une couronne européenne conservée et un premier titre mondial sur une même période de douze mois.

La saison a été conduite par l’entraîneur Luis Enrique, dont le mandat a donné au PSG une identité tactique plus nette que du temps des équipes bâties autour de quelques stars. La dimension collective de cette récompense compte ici. Le Club de l’année n’est pas un prix individuel déguisé en trophée d’équipe ; il récompense une institution, son effectif, son encadrement et l’ensemble de sa saison. Le fait que le trophée ait été remis par Dembélé, lauréat individuel l’année précédente, a souligné à quel point les distinctions personnelles et collectives du PSG sont désormais liées.

Une place à part dans l’histoire du club

Pendant la majeure partie de son histoire moderne, l’épopée européenne du PSG a rimé avec frustration : des investissements massifs, des effectifs pléthoriques et des parcours stoppés aux portes du dernier obstacle. Les deux titres consécutifs en Ligue des champions referment définitivement ce chapitre. Conserver le trophée de Club de l’année en est la reconnaissance extérieure, un jury venant confirmer ce que les résultats laissaient déjà entendre.

Il convient, par souci d’exhaustivité, de mentionner le volet féminin de la cérémonie : le club Barcelona Femení a reçu le trophée de Club féminin de l’année la même soirée, rappel que la soirée du Ballon d’Or distingue désormais l’excellence aussi bien chez les hommes que chez les femmes.

Ce qui rend le bilan 2025-2026 aussi limpide, c’est son étendue. Le PSG ne s’est pas contenté de décrocher le plus gros trophée en se relâchant ailleurs : il a conservé son championnat, raflé les rendez-vous de supercoupe, conquis le monde et grimpé au sommet de l’Europe pour la deuxième année de suite. L’unique élimination précoce en Coupe de France est l’exception qui confirme à quel point le reste de la saison fut abouti.

Ce qu’il faut retenir

Les récompenses votées après coup peuvent sembler protocolaires, mais celle-ci résume fidèlement une saison qui restera dans les mémoires. Le Paris Saint-Germain a remporté le trophée de Club masculin de l’année 2026 parce qu’il a bâti la campagne la plus complète du football mondial sur l’exercice 2025-2026 : un titre de champion de France conservé, une Ligue des champions conservée, un premier sacre mondial et une vitrine remplie de trophées arrachés sous pression. La répétition, à la fois de la couronne européenne et du trophée lui-même, est le détail qui compte vraiment. Une saison dominante peut rester un coup isolé. Deux de suite, récompensées deux années consécutives, c’est la signature d’un club passé du statut de prétendant à celui de référence.